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Gisors. Notez bien ce nom. Parce que tous les coiffeurs de cette ville sont des daubes intergalactiques.

Je n'ai rien à dire sinon que :

-Les coiffeurs sont complètement mirauds. Tu leur montres un modèle et tu dis : "Surtout vous laissez la longueur hein" et tu te retrouves avec trois cheveux sur l'caillou. Merci, mais je n'avais pas spécialement l'intention d'être chauve à 17 ans.

-J'en ai marre des gros lourdauds dont le rire évoquant l'oryctérope en rut emplit la perm' pendant que je révise deux chapitres d'histoire sur : La guerre froide ou comment donner des noms à la con tels que guerre fraîche ou dégel à une guerre qui n'en était même pas une.

-Vive les rêves où je suis une masseuse me faisant kidnapper par un chinois qui m'embauche sur son bateau en tant que mousse, et qui ensuite m'emmène dans un théâtre où j'essaie de m'échapper grâce à une potion d'invisibilité donnée par certains jumeaux magiciens, avant de retourner sur le bateau pour une bataille navale à la Pirate des Caraïbes (sans Johnny Depp par contre) pour enfin tomber à l'eau et me faire récupérer par une barque sponsorisant le Super-Ball. Que personne ne me dise ce que ça signifie, merci.

Et, pour finir, voici en exclusivité un magnifique palmarès d'émoticônes que vous pourrez acheter, élever dans une Converse sale et envoyer travailler comme designers de sièges de bus scolaires avant qu'ils ne se révoltent et envahissent votre cerveau.

:) ;) :( :o :$ :D ^^ :| %) :-# :$

Le taboulé, ça réussit pas.

Sinon, certains d'entre vous ont acheté mon livre. D'autres non. Pour ceux qui l'ont acheté, une question :

Quelles sont vos impressions sur mon livre ? Dans quel genre le classeriez-vous ? Quels sont ses défauts ?

Pour ceux qui ne l'ont pas lu et qui voudraient l'acheter, voici le premier chapitre :

Bienvenue à Dingopolis.
C'est le panneau qu'on devrait voir à l'entrée de cette ville de fous. Mais non, à la place, les promoteurs immobiliers ont planté un joli écriteau bleu et or sur lequel est inscrit “Bienvenue à Ariopolis” suivi de “Welcome to Ariopolis”. Comme si les touristes anglais (et ceux d'ailleurs) avaient envie de venir visiter une ville aussi démente.
Et malheureusement, j'y suis déjà séquestrée depuis un mois et demi. Eh oui, un mois et demi à vivre dans l'univers du courgettes-ball et de la chasse au chou sauvage, un mois et demi à côtoyer des gens plus marteau les uns que les autres. Mais il faudrait peut-être que je m'explique.

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Voilà, je m'appelle Jenna Wittovska. J'ai seize ans et je viens d'un lointain trou paumé de la verdoyante Normandie. Ma principale particularité est d'être archi bizarre. Rien que mon prénom attire l'attention. J'aurais très bien pu m'appeler “Jenny”, ou “Emma”, mais non, il a fallu que mes parents veuillent un nom qui sorte de l'ordinaire. Et puis, je n'ai pas eu la chance d'avoir un physique normal: j'ai de longs cheveux blonds, presque blancs, qui m'arrivent à la taille, un teint laiteux et plein de taches de rousseur sur le nez. Mais le pire, ce sont mes yeux. Mon oeil gauche est marron foncé, le droit est bleu azur. On appelle ça des yeux vairons, quand on est un tantinet cultivé et qu'on veut se la jouer intello. Vous voyez le tableau ? Je n'affiche pas le profil type de l'ado en crise qui se trouve moche et grosse, je suis réellement un extra-terrestre. En plus de ça, je suis une vraie naine. Je mesure un mètre cinquante-quatre. Avec ma petite taille j'ai osé espérer pouvoir me fondre dans la masse, mais pas du tout ! Etant donné que la plupart des gens de mon âge me dépassent d'une tête, voire plus, je me fais carrément remarquer. C'est vraiment prenant, à la longue, d'avoir constamment des yeux ronds comme des soucoupes posés sur vous, avec en somme des réflexions plus idiotes les unes que les autres, genre “t'es la petite soeur de Marilyn Manson ?” ou “lève les bras, Jenna, on te voit pas”. Cependant, il est vrai que j'aurais pu mettre des lentilles, enfiler des chaussures compensées et me teindre les cheveux. Sauf que ma mère prône “la différence de chacun”, comme elle dit. Donc, adieu les lentilles noisette et les escarpins de vingt centimètres de haut. Résultat : je passe pour un vrai monstre, au lycée comme ailleurs. Merci maman. Tiens, parlons de toi. Tu sais que c'est à cause de toi si j'ai été envoyée à Ariopolis ? Si tu n'avais pas décidé de partir avec ce milliardaire rencontré en discothèque faire le tour du monde, je serais encore à Ambicourt-les-Fougères. Certes c'est un village peuplé à 97% de personnes âgées, et ça sent toujours l'oeuf pourri quand on ouvre les fenêtres –à cause de l'usine de pâté en croûte qui se trouve à quelques encâblures de chez nous-, mais au moins on pouvait fréquenter des gens normaux et tu ne m'aurais pas laissée toute seule. Je sais bien que Papa en te plaquant pour ce mannequin russe n'a pas assuré sur ce coup, mais CE N'EST PAS UNE RAISON pour m'obliger à aller vivre chez les dégénérés. Au moins, avec tous ces gens étranges, je pourrais me sentir chez moi, me direz-vous. Mais moi, je cherche justement à être le moins bizarre possible. Je compense la monstruosité de mon anatomie par un rationnalisme sans faille. C'est pas facile tous les jours. Merci maman, merci papa.

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Bref, tout ce blabla pour dire que là je me trouve chez ma tante Faustine (elle m'héberge le temps que ma mère effectue gentiment son voyage international) dans le quartier des Choux-Fleur, à Ariopolis, évidemment, dans une maison de pierre rouge exiguë et étriquée, et qu'à cet instant elle est en train de m'appeler. Qu'est-ce qu'elle veut ?
-Jenna ? lance-t-elle de la cuisine de sa voix stridente. Viens manger !
Je consulte ma montre : il est dix-neuf heures trente. Déjà ! Je me rends compte que j'ai une faim de loup. Je descends quatre à quatre les marches qui conduisent à la salle à manger. Faustine a déjà pris place à la table ainsi qu'Arnia, sa fille unique. Le mari de Faustine, à savoir mon oncle par alliance (Faustine est la soeur de ma mère) n'est pas là. Il n'a jamais été là, pour dire vrai. Je ne l'ai jamais vu, ma mère non plus. Je me suis toujours dit qu'en fait Faustine avait eu Arnia grâce à une insémination artificielle, ou un truc dans ce goût-là, mais je n'ai jamais osé aborder la question avec elle. Cela pourrait paraître déplacé.
Je m'asseois donc en face de Faustine, comme toujours, en laissant une place libre entre Arnia et moi, comme toujours. Ce n'est pas que je n'apprécie pas Arnia, mais elle a souvent tendance à faire la reconstitution d'un Airbus lorsqu'elle mange.
-Chou farci aux herbes de Provence, annonce ma tante en me désignant le plat de porcelaine. Sers-toi.
Je lui balancerais bien à la figure, son plat de chou. Tout à l'heure je parlais de chasse au chou sauvage. Eh bien, à Ariopolis, tout le monde mange du chou, sous toutes les formes qui soient : chou rouge, chou blanc, chou fleur, chou de Bruxelles, etc. On organise régulièrement des battues dans les forêts alentours à la recherche de ces précieux crucifères. Je présume que ce n'est qu'un mythe, car je me demande comment la seule récolte de ces choux sauvages peut nourrir toute la population arienne, mais la question ne réside pas là. La question qu'il faut se poser est : comment faire pour esquiver ce satané plat de chou ? Je me tape du chou tous les soirs depuis que je suis à Ariopolis, il me semble nécessaire de le rappeler. Je commence à en avoir ras la casquette.

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-Euh, Faustine, je commence d'une voix hésitante, j'ai un peu mal au ventre. Tu n'as pas autre chose à me proposer ?
La voilà qui me regarde comme si je lui avais annoncé que le président de la République avait dansé la lambada en string à la parade du 14 juillet.
-Mais enfin, c'est une préparation très digeste, tu sais. Le chou est ma foi le meilleur aliment qui existe, aussi bien sur le plan nutritionnel que gustatif. Même le Mayor le dit. Ceci dit, il doit y avoir de la pizza dans le congélateur.
Le Mayor Helmut Sadelbreck, pour info, est le type qui a fondé Ariopolis. Il aurait bien besoin de voir un psy, si vous voulez mon avis. Enfin bref.
Je me lève et vais vers le réfrigérateur pour dénicher de la nourriture garantie anti-chou. J'ouvre le congélateur, en sors la pizza. La date limite est dépassée depuis un bout de temps, mais je m'en fiche. Le temps que je fasse décongeler puis cuire ma pizza, Faustine et Arnia ont déjà achevé leur repas, dans le mutisme le plus complet. Ma tante monte directement se coucher alors que ma cousine est au téléphone en triple appel avec quelques uns de ses multiples amants disséminés à travers le monde, parlant avec animation tout en secouant régulièrement sa cascade de cheveux noirs, ce qui ne fait que renforcer sa beauté renversante.
Je m'asseois à la table tandis que mon attention se porte sur les infos à la télévision (exclusivement concentrées sur Ariopolis, bien sûr. Les habitants de cette cité se moquent éperdument de ce qui se passe dans le reste du monde). On annonce entre autres choses qu'il y a eu un séisme du côté du quartier des Choux Rouges et que la Grande Vasque du courgettes-ball débutera dans quinze jours, qui se déroulera –au plus grand désarroi du monde sportif arien- sans le champion Pipol Zerzum, parti précipitamment séjourner dans un centre de remise en forme quelque part en ville. Je croque un morceau de ma pizza, puis éteins la télé en soupirant.

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Après avoir difficilement ingurgité ma pitance, je monte m'enfermer dans ma chambre et m'allonge sur mon lit. Je contemple le plafond d'un air songeur, tout en écoutant les sons qui proviennent de la rue.
Je crois que je ne ferai jamais à cet endroit. Tout est tellement nouveau et étrange que ça me bouleverse complètement. Et la frise ornée de melons qui complète le papier peint vert fluo de ma chambre n'arrange rien. Je ne me suis jamais sentie aussi paumée, il me semble. Mais le pire, c'est que l'on n'est encore qu'aux vacances d'été. Dans une semaine, je reprends les cours. Ce qui signifie nouveau lycée, nouveaux élèves, nouveaux professeurs, même si je sais bien au fond de moi que tout sera comme avant. On va continuer de se payer ma fiole en m'insultant de rase-moquette albinos ou de je ne sais quoi encore. Quoique. Il y aura peut-être d'autres reclus de la société, comme moi. Peut-être ferais-je ami-ami avec un cyclope ou avec une fille qui aura des furoncles sur le visage. Bon, ok, j'exagère un peu. J'avais quand même des amis à Ambicourt-les-Fougères. Et même ici, j'ai réussi à faire connaissance avec la petite-fille de la voisine, Laurène. Elle aussi est anti-Ariopolis (ce qui est déjà un point commun non-négligeable avec moi) mais ses parents l'ont obligée à venir passer des vacances avec Mamie Huguette, rien qu'histoire d'avoir un gros chèque à Noël. Mais, là, je m'égare. De toute façon, Laurène est partie avant-hier, ce qui fait que je me retrouve aussi seule qu'avant. Et pas la peine de compter sur Arnia. Arnia est le genre de personnes à qui l'on s'adresse pour demander conseil à propos de la couleur de son sac à main ou pour l'adresse d'un élevage de kangourous angoras, si vous voyez ce que je veux dire. Il faut dire qu'elle n'a pas été très gâtée sur le plan de l'intellect. Pourtant, je jure que j'ai essayé de sympathiser avec elle. Mais on ne peut pas dire que cela ait vraiment abouti :

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“Arnia (contemplant d'un air envieux Fidii Hollow, la vedette des Fleurs du Passé) : ah, là, là, ce que j'aimerais être actrice. De toute façon, tout le monde voudrait être acteur. N'est-ce pas, Jen ?
Moi (d'un ton dogmatique) : les gens qui souhaitent être comédiens sont pour la plupart des individus cupides ayant une grande soif de pouvoir et de reconnaissance.
Arnia (d'un air choqué –elle semble pourtant n'avoir compris que la moitié de ce que je viens de lui dire) : ce que tu dis est idiot, petite cousine. Je suis sûre qu'au fond de toi, tu rêves de recevoir le Chou de Bronze, acclamée par des milliers de personnes. Il n'y a pas à en avoir honte. Le secteur du cinéma est très dynamique et très ouvert, même des gens comme toi y trouveraient leur place. Avec quelques retouches sur le plan physique, peut-être deux ou trois cours de maintien, -tu ne te tiens vraiment pas droite, tu le savais ?- et puis un minimum de classe, je suis sûre que tu arriverais à décrocher au moins un rôle de figurante. Oui, je t'assure.”
Que voulez-vous que je réponde à ça ? Ses paroles m'ont profondément vexée (je ne supporte pas qu'on me parle comme à une gamine de huit ans, même si à l'époque j'en avais neuf), si bien que je ne lui ai plus du tout adressé la parole depuis, si ce n'est pour lui demander de me passer le sel à table, par exemple.
Bref, je ne peux parler à personne de sensé en ce moment, en tout cas pas de vive voix. Heureusement que ma chère tante a installé le Net dans ma chambre, sinon je crois que je me serais égorgée avec une des multiples limes à ongles d'Arnia –le réseau de mon téléphone ne passe pas, ici, allez savoir pourquoi. Je décide de consulter mes e-mails.

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J'allume l'ordinateur qui se trouve sur le bureau en acajou, près de la fenêtre, traversée par la délicate lumière vermeil du soleil couchant. La vue de cette boule de feu illuminée me remonte un peu le moral, peut-être parce que je me dis que c'est ce même soleil que voient les gens que j'aime en ce moment. Ah, j'ai deux e-mails. Le coeur battant, je me mets à gigoter sur ma chaise tandis que j'ouvre la première enveloppe clignotant sur mon écran :
De : Alban
Sujet : Ma petite...
Ma petite Jen, sache que je pense très fort à toi. Aujourd'hui, je suis allé plonger dans un des atolls des îles Maldives. Tu sais ce qu'est un atoll, puisqu'on a étudié ça l'année dernière en géographie. Remarque, tu ne dois pas t'en rappeler, vu que tu passais ton temps à me lancer des petits mots, tu te souviens ? Bref, je me suis bien éclaté, surtout que j'ai rencontré une fille qui aime collectionner les embouts de crayon, comme moi, tu te rends compte ? Ne t'inquiète pas, c'est juste une relation amicale, c'est toi que j'aime, mon canari, tu le sais très bien. Elle s'appelle Molly, elle est grande, blonde, musclée, bronzée et elle a des yeux à couper le souffle. Elle est américaine et elle compte aller étudier à Harvard l'année prochaine. C'est pas fantastique ? Mais je te le répète, cette fille n'est d'aucun intérêt pour moi. Bref, tout ça pour dire que je passe de super vacances et que je compatis pour toi, ma perruche. Ta mère va bientôt rentrer au bercail, n'aie crainte. C'est comme ça, les femmes. D'ailleurs, j'ai cru l'apercevoir sur un yacht cet après-midi. Je vais mener mon enquête ! Allez, à plus tard, ma Jen. Je t'aime.

Je ne peux m'empêcher de pousser un cri de joie et de rosir de plaisir. Alban, mon adoré, l'élu de mon coeur, l'homme de ma vie ! Que ferais-je sans lui ? Même quand on est à des millions de kilomètres l'un de l'autre, il trouve toujours un moyen de me réconforter. Il est la perfection incarnée : de grandes épaules carrées, un visage de top model et un sourire à tomber par terre. Toutes les filles du lycée bavent de jalousie à chaque fois qu'elles nous voient ensemble. J'avoue que je me demande pourquoi il m'a choisie, moi, Jenna Wittovska, mais je ne vais pas me plaindre, n'est-ce pas ? Je suis tellement contente d'avoir de ses nouvelles que je remarque à peine qu'il a utilisé presque cinq lignes à parler d'une autre fille que moi, alors que je ne lui en avais autorisé que trois.
Je lui réponds sur-le-champ en lui disant que je me languis de lui, que moi aussi je l'aime et tout le tralala. Les mains tremblantes d'excitation, j'ouvre le deuxième courrier :
De : Ta nouille chinoise
Sujet : Tu sais quoi ?
Tu sais quoi ? Ma mère veut bien que mon père rentre à la maison. Elle affirme qu'il est beaucoup plus calme depuis qu'il prend des cours de tambourin. Donc, c'est cool, je vais peut-être avoir ce ballon de rugby que je rêvais d'avoir ! Et sinon, toi, ça va ? Toujours dans ta ville d'aliénés, d'après ce que je sais. Bah, sors avec un type de là-bas, qu'au moins ça te serve à quelque chose. Alban est cool, c'est vrai, mais tu trouves pas qu'il est un peu lourd, des fois ? Avec ses livraisons de roses et toutes ses conneries de poèmes, il me gave. Mais je dis ça peut-être parce que je suis jalouse que tu sortes avec le mec le plus canon du lycée. Et dire que moi je me coltine Johnny, le champion départemental junior de pétanque. Heureusement que j'ai rencontré un autre gars à Fécamp, Ulrich, il s'appelle. Certes, il se teint les cheveux en blanc et je ne comprends pas un mot de ce qu'il dit, mais il sait jongler avec des baskets, tu te rends compte ? C'est trop fun. Reste à annoncer la triste nouvelle à Johnny. Le pauvre, il est tellement raide de moi qu'il va en avaler une de ses boules de pétanque. Bref. Je te soutiens à 500%, Jen. Sur ce, je te laisse.
Juliette
PS : si jamais ta cousine te reparle de cinéma, envoie-la bouler pour moi, STP (haha ! Le jeu de mots qui tue !). Bisous.

Je souris malgré moi. Juliette me fait toujours marrer, quoi qu'elle dise, quoi qu'elle fasse. C'est peut-être pour ça que c'est ma meilleure amie. Peut-être aussi parce qu'elle ne me trouve ni bizarre ni monstrueuse. Je lui ai toujours confié tous mes états d'âme, et le fait de l'avoir quittée me rend on ne peut plus mélancolique. Je pourrais être triste, là, maintenant. Toutefois, le courrier d'Alban me fait chaud au coeur, et celui de Juliette m'amuse franchement.
De savoir que des gens dans le monde pensent à moi me met de bonne humeur, et je m'endors presque immédiatement lorsque je me couche, le sourire aux lèvres et la couette remontée jusqu'au nez.

PS : Il est bizarre cet animal. Qu'est-ce que c'est ? Un écureuil qu'a mangé un gros Lu, bien sûr !

(C) MAYOU

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Gisors. Notez bien ce nom. Parce que tous les coiffeurs de cette ville sont des daubes intergalactiques.

# Posté le mercredi 15 octobre 2008 09:14

Modifié le jeudi 16 octobre 2008 12:35

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